Alors il me dira : ‘Regarde-moi évaporer le monde’. Et les mots le danseront.

Une solitude en feu !

... Des jours d’été sans rêve psalmodiaient alentour
Et rien ne se lovait aux paroles d’argile,
Pas même tous ces vouloirs décrépis et vexés.
Ce n’était pas trop tard, à peine même inutile
Sous l’instant accroupi aux larmes cérusées.
Des jours d’été de rêve tyrannisaient d’amour...


Nu,
Nudité de soi.
Nudité de table, de sable, d’arômes subconscients.
Nus, rives de l’autre,
Autrefois éblouis.
Ébahissements d’adieux,
Apprentissages de soi sous le regard des autres,
Malgré ‘Autres’,
À cause d’ ‘Autres’.

Lorsque je serai moi
à en devenir femme
retraçant vos combats,
dynamitant vos armes
nous en reviendrons là
où sonnaient vos alarmes.
Pour la première fois
l'instant s'envolera
Car tous les grains de blé
s'éclipsent avec l'été.

 

Démaquillée de rire
et chaussée de satin,
L'artiste vous aspire
et vous prend par la main.
Et plus rien de l'instant ne revêt d'importance.
La marionnette attend, adossée au silence.
Elle qui vit pour dire,
Elle qui sait l'Ailleurs,
La marionnette s'exile au coeur de votre coeur.
Ecoutez la marcher sous vos mots.
Regarder la danser et s'éprendre.
La marionnette sanglots
N'a plus rien à apprendre.

Poèmes réveillez-vous les poètes se vantent !
Vous existez sans eux, purs élans qui les hantent .
Vous seuls êtes printemps, mais la gloire qui les tente,
N'est chevalier servant qu'autant qu'on la contemple.

Laissez jouer leurs mots las de sang et de sève,
Insufflez tendrement le ferment qui se lève.
Mais qui vous sait encore étoile du regard ?
Qui se complait à vous Poèmes du hasard ?